Jojo au palais des glaces – Jojo sur la banquise
Cette année, un nouveau membre fictif « Jojo » va vous raconter ses aventures durant les sorties du club et surtout celles des autres. Toute ressemblance avec une autre personne est pure coïncidence
Première sortie de l’année pour moi et je m’attaque directement à la plongée extrême.
La montée est rude, pour une grande majorité d’entre nous. Chacun à sa technique. Pendant que certains utilisent la technique du Lièvre : « On met un lièvre devant qui tire le groupe » merci à JP pour le costume du lièvre, d’autres utilisent la technique dite de la « Femme » : « Parler tout le temps » y paraît qu’on s’oxygène mieux, d’autres encore utilisent la technique dite de l’escargot : « On met un escargot devant qui donne le rythme » et on suit tranquillement ; N’est-ce pas messieurs Michel, Bernard et Maminouille, vous pouvez remercier Mumu pour avoir endossé le costume de l’escargot.
Arrivé aux abords du lac Tanay, un magnifique paysage se dessinait au travers de la buée qui s’échappait de ma bouche. Pendant que les organisateurs s’afféraient (club Swissub) à refaire les trous et attendant l’arrivée des autres Scubalibrien, JP, Alex et Jean-Marc- boivent un verre.
Petite collation avant d’aller faire notre première plongée. Collation qui, je ne sais pourquoi, a été payante. Par là-bas, c’est un peu à la tête du client (normalement cette collation était comprise dans le prix).
Les premiers à s’équiper et à partir vers les trous sont JP, Alex et Jean-Marc. Les trous sont à environs 300-400 mètres du restaurant et donc du lieu où l’on s’équipe. Le soleil est de la partie ; Heureusement car il fait entre-10° et -15°. Les
Ne retrouvant pas ses marques, après plusieurs tentatives, Manu jette l’éponge et ressort du trou. « La plongée sous glace ce n’est pas pour moi », dit-elle. Dommage, mais bravo pour la tentative. Jean-Marc continu donc avec Bernard qui lui, reste imperturbable. Ils ne s’éloignent pas trop du trou, histoire de l’avoir toujours en visuel, le groin à quelques centimètres de cette glace épaisse et lisse, où les bulles qu’ils rejettent n’ont que peu d’endroits où s’engouffrer. Seul quelque toutes petites aspérités par-ci par-là, permettent à l’air de pénétrer la glace.
Cette obscurité blanchie par la glace reste prenante et le simple fait de se retrouver sous cette glace sans fil d’Ariane est dermocryspant.
En sortant la tête de l’eau, cette fois-ci, je sens bien que dehors il fait froid. Seul un pingouin pourrait encore transpirer. Sans le soleil, qui ici disparaît vite, le matériel est soumis à rude épreuve, sitôt sorti de l’eau, il gèle et se rigidifie.
Ceci n’arrange rien pour la plongée suivante. Nous devons mettre le matériel dans l’eau pour qu’il dégèle ?!?!?!
Tout le monde est contant de rentrer se réchauffer devant un petit apéro. Apéro qui à une fâcheuse tendance à se prolonger.
Vient le moment de la commande. Fondue pour tout le monde !! Fallait compter sur les différentes fondues existantes pour séparer le groupe de genevois que nous formions. Petite engueulade avec le patron qui lui, avait décidé que s’était un caquelon pour 5 personnes. Bon il y avait 4 fondues à la tomate et 7 fondues moitié/moitié. Tout le monde aura donc remarqué que se sont tous des nombres divisibles par 5 naturellement. En valais, décidément, ils sont bizarres.
D’où la réflexion du patron du chalet : « ici nous ne sommes pas dans la rue du Mont-Blanc » laissant dire que nous les genevois sommes un peu pincés du cul et qu’il fallait pas trop en demandé. Mais s’était sans compter sur Alex qui à piqué la mouche entendant ces propos racistes ; Lui le Parigo du coin, étonnant !
Tout le monde parle du concert aérophonique* prévu ce soir dans le dortoir. Normal avec la réputation de certain d’entre nous. Sur les dire de certains et l’expérience d’autre, c’est plutôt le Michelophone-monocorde qui devrait être à l’honneur ce soir avec Alex dans le rôle du chef d’orchestre et Manu comme choriste. Ma fois, le Michelophone n’a pas fonctionné. A croire que sa réputation sonore est non fondée. Ce qui n’est pas le cas de notre chef d’orchestre qui à bien manié de sa flatulente baguette*. Le seul véritable bruit durant cette nuit-là, fût celui d’une spectatrice, un peu trop fan sans doute, qui soudainement gênée par le bruit de nos voisines femelles fit un doux « Petites Connes Va !!! ». Euh… comment dirais-je, s’est sortit droit du cœur.
N’aller pas à ce concert, il n’en vaut pas la peine bien qu’il y ait eu de belles et surprenantes individualités. C’était somme tout quelconque.
Super petit déjeuner. Ca valait la peine de monter juste pour ça.
La dernière plongée s’annonce sous un froid non pas de canard, car les canards ne sont pas assez fou pour monter en altitude justement par un froid de canard, mais plutôt un froid….froid ! Le soleil n’est pas de la partie et la bise nous caresse le visage aussi doucement qu’un fouet bat de la crème. Cependant se fût notre plus belle plongée. Nous avons trouvé un coin de glace accidenté qui changeait de la nature morte et lisse autour du trou.
C’est bientôt l’heure de redescendre. Tout le monde prépare son sac et le place à coté du ski-doo afin que notre coursier descende déjà nos affaires pendant notre dernière pitance dans ce chalet.
La descente se fait sur sac poubelle sur une bonne partie. Aïe aïe les fesses et gare aux trous sur le bord du chemin. N’est-ce pas Mumu ; A trop regarder Alesi elle en a pris sa conduite ; Un peu sur le chemin et beaucoup sur le coté.
aérophonique* – Instrument de musique produisant du son grâce aux vibrations créées par un souffle d’air.
flatulente baguette : Pet